Un patient canadien examinant ses options de temps d'attente en chirurgie sur un calendrier

En 2025, l'attente médiane entre la référence d'un médecin de famille et le traitement au Canada a atteint 28,6 semaines, la deuxième plus longue jamais enregistrée (Fraser Institute). La chirurgie orthopédique, la catégorie qui inclut le remplacement de la hanche et du genou, a atteint en moyenne 48,6 semaines. Ces chiffres sont la principale raison pour laquelle les Canadiens regardent vers l'étranger pour des interventions planifiées.

Pour la plupart des Canadiens, le plus difficile lorsqu'on a besoin d'une chirurgie n'est pas l'opération. C'est l'attente qui la précède. Un diagnostic arrive, une référence est faite, puis le calendrier prend le dessus : des mois pour voir un spécialiste, encore des mois pour une date d'intervention. Cette page expose ce à quoi ressemblent vraiment ces attentes en 2026, à partir des deux sources nationales les plus citées, et explique pourquoi un nombre croissant de Canadiens décident que l'attente n'est pas leur seule option.

Le chiffre phare : 28,6 semaines

Chaque année, le Fraser Institute interroge des médecins de partout au pays pour son rapport Waiting Your Turn. En 2025, il a établi une attente totale médiane de 28,6 semaines entre la référence d'un omnipraticien et la réception du traitement. C'était un peu moins que les 30,0 semaines de 2024, mais cela demeure la deuxième plus longue attente jamais enregistrée, soit plus du triple des 9,3 semaines que les Canadiens attendaient en 1993.

Ce seul chiffre correspond en réalité à deux attentes empilées l'une sur l'autre :

Autrement dit, au moment où bien des patients rencontrent pour la première fois le chirurgien qui les traitera, ils ont déjà attendu près de quatre mois, et le compte à rebours de l'intervention elle-même n'a même pas commencé.

Temps d'attente par province

L'endroit où vous vivez change radicalement le calcul. La même intervention peut représenter une attente de cinq mois dans une province et bien plus d'un an dans une autre.

Province Attente totale médiane, 2025
Ontario19,2 semaines (la plus courte)
Colombie-Britannique32,2 semaines
Québec32,5 semaines
Nouvelle-Écosse49,0 semaines
Île-du-Prince-Édouard49,7 semaines
Nouveau-Brunswick60,9 semaines (la plus longue)

Un patient du Nouveau-Brunswick attend, en moyenne, plus du triple d'un patient de l'Ontario pour le même point du même parcours. Pour une personne qui vit dans la douleur ou qui ne peut pas travailler, cet écart n'est pas une abstraction. C'est la différence entre une saison et un an et demi.

Temps d'attente par spécialité

La moyenne nationale masque une variation énorme entre les spécialités. La chirurgie élective, celle qu'on cherche le plus souvent à l'étranger, se situe à l'extrémité longue de l'échelle.

Spécialité Attente médiane, 2025
Neurochirurgie49,9 semaines
Chirurgie orthopédique (hanche, genou, articulation)48,6 semaines
Chirurgie de la tête et du cou43,8 semaines
Chirurgie plastique41,5 semaines
Gynécologie40,6 semaines
Ophtalmologie (incl. cataracte)31,8 semaines
Médiane nationale, toutes spécialités28,6 semaines

La chirurgie orthopédique est l'exemple le plus clair de l'étranglement. À 48,6 semaines, l'attente typique dépasse d'environ 13,6 semaines ce que les spécialistes en orthopédie eux-mêmes décrivent comme cliniquement raisonnable. C'est cet écart qui pousse de nombreux patients de la hanche et du genou à demander quelles sont leurs options en dehors du système public. Nous abordons cette décision précise dans le remplacement de la hanche et du genou à l'étranger pour les Canadiens.

Les interventions que le Canada suit de plus près

L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) mesure si les patients reçoivent certaines interventions prioritaires à l'intérieur des délais de référence convenus à l'échelle nationale. Ses données les plus récentes montrent à quelle fréquence le système atteint ces cibles :

Intervention Délai de référence Respecté à temps
Remplacement de la hancheEn 182 jours (6 mois)68%
Remplacement du genouEn 182 jours (6 mois)61%
Chirurgie de la cataracteEn 112 jours69%

Lisez ces chiffres à l'envers : environ un patient sur trois pour le remplacement de la hanche, près de deux sur cinq pour le remplacement du genou et presque un tiers des patients de la cataracte n'obtiennent pas leur chirurgie dans le délai de référence. Pour le remplacement de la hanche et du genou, le rendement demeure sous le niveau d'avant 2019. Les volumes ont en fait augmenté, les chirurgiens font plus d'opérations que jamais, mais la demande a augmenté plus vite.

Il n'y a pas que la chirurgie : les attentes diagnostiques

Souvent, le traitement ne peut même pas être planifié tant que l'imagerie n'a pas confirmé le problème, et cela forme sa propre file d'attente. En 2025, les attentes médianes étaient :

Pour un patient qui a besoin d'une IRM avant une consultation chirurgicale, ces semaines s'ajoutent aux attentes de référence et de traitement ci-dessus; elles ne s'y intègrent pas.

Ce que l'attente coûte réellement

Une attente n'est pas neutre. La douleur persiste, les affections peuvent s'aggraver et des gens sortent du marché du travail. Le Fraser Institute estime la valeur du temps perdu à attendre à environ 4,2 milliards de dollars en salaires perdus et en productivité réduite en 2025, et ce chiffre ne compte que les heures de travail perdues, pas le fardeau personnel de mois passés dans la douleur ou en attente.

C'est dans ce contexte que le tourisme médical cesse d'être une idée abstraite et devient une question pratique. Si un remplacement de la hanche est à un an de distance à la maison et à huit semaines à l'étranger, le compromis n'est plus le coût contre la qualité. Pour bien des patients, c'est simplement le temps contre plus de temps.

Pourquoi les Canadiens regardent vers l'étranger

Les Canadiens voyagent pour se faire soigner pour deux raisons distinctes, et il vaut la peine de les séparer :

Si vous pesez la première voie, notre guide sur la question de savoir si le tourisme médical en vaut la peine passe en revue l'analyse coûts-avantages complète, et les meilleurs pays pour une chirurgie à l'étranger pour les Canadiens compare les principales destinations sur le coût, le temps de vol et la qualité.

Le seul vide que les patients oublient : ce qui arrive si quelque chose tourne mal

Voici le piège qui prend les Canadiens au dépourvu. Lorsque vous quittez le système public pour vous faire soigner à l'étranger, vous quittez aussi son filet de sécurité. Votre régime provincial ne rembourse presque rien pour les soins hors du Canada, et il ne couvre pas une complication d'une chirurgie élective que vous avez organisée vous-même. Nous l'expliquons en détail dans l'assurance maladie provinciale couvre-t-elle une chirurgie à l'étranger?

Si vous développez une infection, un caillot ou une complication de plaie après votre vol de retour, l'OHIP, la RAMQ, le MSP et les autres ne paieront pas le traitement lié à une intervention privée que vous avez obtenue à l'étranger. Et l'assurance voyage standard exclut expressément les complications d'une chirurgie élective. C'est ça, le vide.

L'assurance voyage médical spécialisée pour les Canadiens existe pour combler exactement ce vide : elle couvre les complications admissibles découlant d'une intervention planifiée à l'étranger, le scénario que votre régime provincial et l'assurance voyage ordinaire laissent tous les deux de côté. Elle s'achète avant le départ et est distincte de la chirurgie elle-même.

Sources et méthodologie

Sources

Les chiffres sont les plus récents publiés au deuxième trimestre de 2026. Les médianes du Fraser Institute reflètent les attentes rapportées par les médecins; le rendement face aux délais de référence de l'ICIS reflète les données d'interventions de 2024. Cette page est révisée périodiquement.

Vous citez cette page? Veuillez créer un lien vers https://aviaprotect.com/surgery-wait-times-canada. Les journalistes, cliniciens et chercheurs sont invités à utiliser ces chiffres en attribuant les sources originales ci-dessus.

Questions fréquentes

Quel est le temps d'attente moyen pour une chirurgie au Canada?

En 2025, l'attente médiane entre la référence d'un médecin de famille et la réception du traitement était de 28,6 semaines dans l'ensemble du Canada, selon le Fraser Institute. Ce total se divise en 15,3 semaines d'attente pour voir un spécialiste et 13,3 semaines entre le rendez-vous avec le spécialiste et le traitement. C'est la deuxième plus longue attente jamais mesurée par l'enquête et environ le triple des 9,3 semaines mesurées en 1993.

Quelle province canadienne a les temps d'attente en chirurgie les plus courts?

L'Ontario a affiché l'attente médiane la plus courte en 2025, à 19,2 semaines, suivi de la Colombie-Britannique à 32,2 semaines et du Québec à 32,5 semaines. Les plus longues attentes se trouvaient au Nouveau-Brunswick (60,9 semaines), à l'Île-du-Prince-Édouard (49,7 semaines) et en Nouvelle-Écosse (49,0 semaines).

Quelles chirurgies ont les temps d'attente les plus longs au Canada?

Par spécialité, les plus longues attentes médianes en 2025 étaient la neurochirurgie (49,9 semaines), la chirurgie orthopédique comme le remplacement de la hanche et du genou (48,6 semaines), la chirurgie de la tête et du cou (43,8 semaines), la chirurgie plastique (41,5 semaines) et la gynécologie (40,6 semaines). Pour la chirurgie orthopédique, l'attente réelle dépassait d'environ 13,6 semaines ce que les spécialistes eux-mêmes jugent raisonnable.

Pourquoi les Canadiens voyagent-ils à l'étranger pour une chirurgie?

La raison la plus fréquente est le temps. Les longues attentes pour des interventions électives comme le remplacement articulaire, la chirurgie bariatrique et la chirurgie de la cataracte poussent certains Canadiens à chercher un traitement à l'étranger, où une opération peut souvent être planifiée en quelques semaines plutôt qu'en mois ou en années. Le coût est un motif secondaire pour les interventions que les régimes provinciaux ne couvrent pas du tout, comme la plupart des chirurgies esthétiques et les soins dentaires des adultes.

L'assurance maladie provinciale couvre-t-elle une chirurgie que je subis à l'étranger?

En général, non. Les régimes provinciaux comme l'OHIP, la RAMQ, le MSP et l'AHCIP ne remboursent que de petits montants fixes pour les soins d'urgence à l'étranger et ne couvrent pas la chirurgie élective obtenue hors du Canada sans approbation gouvernementale écrite préalable, accordée seulement lorsqu'un service équivalent n'est pas offert au Canada. La chirurgie planifiée que vous organisez vous-même à l'étranger se paie de votre poche, et c'est pourquoi la couverture des complications s'achète séparément.

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